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J'ai entendu un coup de feu

Publié le par Mirko

 

J’ai entendu un coup de feu

 

Ce n’est pas la première fois

Et ça ne sera pas la dernière.

Ca ne provoque plus d’émoi,

Le monde a ses oeillères.

Ca passe en boucle à la télé,

Ca fait partie du décor ideux.

Toute les nuits, je suis réveillé

Car j’ai entendu un coup de feu.

 

Toujours les mêmes questions:

Oú met-on sa propre peur?

Oú est le débat de fond?

Oú est la prise de hauteur?

Jusqu’où peut-on laisser aller

Sans dépasser les limites?

Jusqu’où peut-on la ramener

Sans pour autant être hypocrite?

 

Réfléchir, c’est bien.

Sans agir, ça ne change rien.

Agir seul n’a jamais marché.

Avec les autres, c’est toujours compliqué.

Tu parles d’un choix…

 

Ce n’est pas nouveau toutefois

Que le monde ne réagit qu’à la peur.

La violence paralyse d’effroi

Et laisse toute la place aux imposteurs.

Y a qu’à voir ce que font les gens

Avec une agression en face d’eux.

Faisant semblant de ne pas voir, se cachant,

Alors quand  il y a un coup de feu…

 

Toujours les mêmes contradicions

A force, ça devient humiliant.

Il y a beaucoup plus de donneurs de leçons

Comparé au nombre de votants…

Toujours à tourner en rond,

A revenir au mêmes points.

L’Etre Humain n’apprend rien dans le fond

Et reproduit les mêmes lendemains.

 

Ce matin, l’info est tombée

Edition spéciale du journaliste:

L’ouverture sur l’autre a été braquée.

Et j’ai entendu un coup de feu…

 

Mirko

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A droite toute!

Publié le par Mirko

C’est reparti pour un tour.
A chaque fois la même histoire.
Peu importe le contre ou pour
Toujours le même expiatoire.
Une tribune politique comme outil,
Un devoir sacré de diffusion,
Un jusque-boutisme averti,
Et une armée d’idiots au diapason.

A droite toute!
On en remet une couche.
Les biens-pensants s’arqueboutent
Pourvu que la violence soit douce.
Ils les laissent faire,
Dans un but électoraliste,
Pour faciliter une victoire
Jusqu’à ce qu’on quitte la piste.

Face aux lacunes d’une société
Seulement régie par la peur,
Il est facile de diviser
D’instrumentaliser les rancoeurs.
Personne pour donner l’exemple,
Personne pour s’opposer
Les gens de cette trempe
Sont toujours marginalisés.

Le peuple vénère ses héros
Mais aime tout autant les brûler.
Tous ceux qui agissent un peu trop haut
Sont vite fait placardisés.
Parce que revient la peur
Et les sempiternels refrains
S’ils peuvent le faire à cette heure,
Ca pourra être contre moi demain.

A droite toute!
On se ressert l’histoire en arpèges.
Les biens-pensants discutent
Pourvu qu’ils gardent leurs privilèges.
Ces mêmes donneurs de leçons,
Bien loin d’être des combattants,
Protègeront toujours leur réputation
En sacrifiant les petites gens.

Et en-dessous les rêveurs
Souhaitant faire partie de la caste
Vendraient père et mère
Pour effacer leur contraste.
Paradoxe en clair-obscur
Pour symphonie de faux-jetons
Les mesquins ont la dent dure
Au royaume des cons.

Prêts à tout faire ou prétendre
Et même à tout détourner,
Le comportements des chers et tendres
D’un coup, est à l’opposé.
Parce que ça veut plaire,
Parce que ça veut exister,
Les beaux principes sont à vendre
Pour une réussite de quartier.

A droite toute!
On perd toujours la mémoire
Le monde périclite
Et les auto-proclamés perrorent.
Ca pour parler, ils parlent,
Devant leur petit groupe de fidèles
Qui boivent leur paroles
En bons toutous dociles.

Et, bien sûr, les opposants
Qui s’insurgent contre cette mode
Brandissent un poing souffretant
Utilisant les mêmes méthodes.
Nourrissant le système
Contre lequel ils se sont inscrits,
Ne bénéficiant donc pas des avantages
Et s’en plaignant aussi.

Quant à ceux qui s’en foutent,
De toutes façons, ils suivent.
Que ce soit les uns ou les autres,
Tant qu’ils survivent.
Bien éduqués à penser “impossible”,
Bien concentrés à laisser tomber,
Ils sont les plus nombreux, donc la cible,
Ceux que tous rêvent de rallier.

A droite toute!
On reviendra toujours au point de départ.
Jusqu’à la dernière goutte
Sucée par ces cafards.
Tous autant que nous sommes,
Face à un monde qui s’effrite,
Quand on rendra l’âme,
On n’aura que ce qu’on mérite.

Mirko
 

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